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The Manaslu Circuit Trek is the best all round tea-house hike in Nepal on the Great Himalaya Trail; the new Annapurna Circuit. No camping needed.

Athahra Saya Khola Himal, Hindu Himal, Lilya Peak

Read more here: http://www.paulo-grobel.com/05_expes/Fiches_PDF/topo_panbari.htm.

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The Three Brothers, so named by the people of Samdo. © Paulo Grobel

Panbari map climbing peaks near manaslu

Map showing the approach to Hindu Himal and Panbari.

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Panbari - an expedition peak at 6,905m climbed only once by a Japanese group. Paulo Grobel

Summit of Hindu Himal with Lilya and Athahra Saya Khola Himal to the left. Paulo Grobel

La montagne aux 1800 rivières.

Voici un nom bien étrange qui évoque d’emblée une contrée lointaine, un Shangrila mythique imprégné de culture bouddhiste et d’exotisme. C’est le nom que nous avons donné à un sommet vierge à 6767 m sur la frontière tibétaine, au Nord du massif du Manaslu, entre Samdo et Phu.

Athahra Saya Khola, en népali, est aussi le nom de la rivière qui coule au pied de la montagne et c’est l’ancienne dénomination de la haute Nubri.

La Vallée aux 1800 rivières est dominé par un groupe de trois montagnes enneigées, les Trois Frères (Tin baï en népali). Ce sont ces sommets que nous avons gravis, à défaut du Panbari qui émerge juste derrière. Ce ne sont pas des montagnes très techniques, ni impressionnantes, par contre elles ont une importance topographique majeur car elles commandent l’accès vers de grands plateaux glaciaires aux pieds des versants Est du Nemjung et de l’Himlung, dans le massif du Peri Himal. De grands cols permettent aussi d’imaginer une traversée glaciaire somptueuse de Phu à Samdo.

La voie d’ascension que nous avons emprunté est parfaitement visible en remontant la vallée et en particulier depuis le La-Chen, le col qui conduit à Ru au Tibet, le village d’où viennent les habitants de Samdo. C’est un itinéraire qui devrait devenir classique car le Panbari, malgré les 95 m qui lui manque pour atteindre 7000 m, devrait combler les alpinistes à la recherche de nouveaux espaces sauvages et vierges. Ce sont de grandes pentes de neige sans difficulté, avec une petite arête esthétique pour rejoindre le Dôme de l’Hindu Himal. Cet itinéraire permet d’éviter la voie des japonais qui remonte entièrement le glacier de Fukan, très crevassé.
J’imaginais que les moraines à la jonction de deux glaciers allaient être un labyrinthe inextricable et fastidieux de blocs et d’éboulis. Au contraire, le camp de base est plutôt confortable et facilement accessible avec des animaux de bat car nous sommes à proximité de grands alpages utilisés par les habitants de Samdo.

Il a beaucoup neigé durant notre voyage de cet automne 2011.

Juste deux courts épisodes neigeux dans un océan de ciel bleu, mais au total, plus d’un mètre de neige. Une neige douce et poudreuse, belle et vénéneuse, d’une instabilité diabolique. Depuis le dernier camp d’altitude, au matin, je sais que nous n’irons pas au sommet du Panbari. Il a encore neigé la veille et l’équipe népalaise qui est resté au camp précédent n’arrivera jamais à nous rejoindre.
Mais une énergie formidable nous submerge…., sortir de la tente, creuser une tranchée pour déboucher sur le plateau…, pour enfin voir le col et le sommet tant rêvé. Nous avons une journée entière pour faire 100 m de dénivelée. Plus haut, sur l’arête balayé par le vent, tout ira mieux. A la pelle, nous grignotons chaque pas, avec détermination et constance. Et, le lendemain matin, nous sommes tous à 6306 m au sommet de l’Hindu Himal. Mais la journée n’est pas finie. Nous traverserons aussi le Lilia Peak (6425 m), pour atteindre «la montagne aux 1800 rivières». Du sommet, nous pouvons enfin apercevoir le grand col entre Himlung et Nemjung, pour un prochain voyage déjà mythique «de Phu à Samdo».

Paulo Grobel, décembre 2011

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